10 novembre 2006
Five senses Friday
Vu :
- hélas, le dernier épisode de Six Feet Under, série culte sous notre toit.
- le nuancier de Farrow and Ball afin de choisir un bleu ? un vert ? pour la chambre de Lala la Boum,
- la maison de mes rêves, derrière une grille entrouverte, au bout d'une allée de graviers bordée de pelouse, à deux pas des vignes de Montmartre,
- la pile de livres reçus pour mon anniversaire, sur la table de chevet, et l'embarras du premier choix : "lignes de faille" de Nancy Huston, "mère agitée" de Nathalie Azoulai, "les bienveillantes" de Jonathan Littell et "Tout l'univers, ou presque,de Dupuy et Berbérian".
Entendu :
- le cd "Fuzzy felt Folk" et j'adore,
- le crunch d'une pomme Gala parfaite, ni trop ni trop peu sucrée,
- le bruissement sec des feuilles mortes sous mes pas et le chant d'un oiseau, qui semblait perdu là au milieu des branches dénudées,
Goûté :
- le yaourt à la violette, onctueux à souhait et délicatement parfumé,
- du bout des doigts les grains de sucre croquants des chouquettes à l'heure de thé,
- des hershey kisses arrivant tout droit de New York en compagnie de peanut butter cups (yum !).
Senti :
- la Johnson's baby oil sur la peau de Lala la Boum après le bain,
- la soupe mulligatawny qui exhale, en ce moment, son doux parfum de curry dans la cuisine,
- mon nouveau parfum joliment nommé "Petite Chérie".
Touché :
- un boa de plumes noires dans lequel s'est lové un noeud papillon, également noir, souvenir de la soirée de gala de "Cabaret",
- le soyeux et glissant savon au citron sous la douche ce matin,
- la chaleur du soleil et la fraîcheur du vent, dans le même temps, sur le banc du jardin.
02 novembre 2006
Je me suis régalée à composer la décoration de ce gâteau d'anniversaire pour une petite fille, ardente lectrice des Petits amis de Gyo Fujikawa et qui espérait bien trouver quelque trompe et défense parmi les joujoux reçus. Autant dire que le dvd de Dumbo remporta un franc succès également.
24 octobre 2006
Rhoooo .... Merci Touf !
(d'un click, petit making of)
Depuis le premier concert auquel j'ai assisté au Zèbre de Belleville, y'a toujours une de ses petites chansons qui trotte dans ma tête et qui rend les matins gris bien plus supportables.
Alors ce nouveau cd y tombe à point, Mr Aldebert !
18 octobre 2006
Carnets
Ils envahissent les étagères de la bibliothèque, mon sac, la table de chevet. Parfois je les abandonne pour mieux les retrouver des semaines, des mois plus tard.
L'inventaire ci-dessous n'est pas exhaustif, peu sans faut :
- le grand moleskine où je relate les petites et grandes choses de la vie de bébé de Lala la Boum,
- le petit moleskine où je jette en vrac les idées de livres, de sorties, de déco, les listes de cadeaux au moment des fêtes, mes humeurs, mes réflexions, certains rêves les plus marquants, illustré de collages, crobards, gribouillages, où se trouvent aussi les petits mots d'amis ou de mon amoureux, et les day maps, oui surtout les day maps,
- l'agenda Mulberry où je note le factuel au jour le jour,
- un petit cahier japonais, rapporté de voyage par une amie, où je compose des haikus,
- un cahier acheté à New-York où je colle les étiquettes des bons vins dégustés,
- le petit carnet Clairefontaine, près du PC, qui recueille les adresses de sites internet,
et tant d'autres ...
Suis-je la seule atteinte de calpinite aigüe ?
13 octobre 2006
Là où vit cette artiste, le ciel est un Univers poétique.
12 octobre 2006
Je craque, je craque, je craque
je craaaaaaaaque !
20h45 : O rage, O désespoir ! il restait une heure d'enchères sur Ebay lorsqu'un client est arrivé au bureau, sans rendez-vous, qu'il m'a bien fallu recevoir. Voilà comment cette dînette que je suivais depuis une semaine m'a filée sous le nez. Pfffffff
11 octobre 2006
Ma grand-mère maternelle était modiste, ma mère spécialiste du flou dans un atelier de Haute Couture et moi je suis mais nulle en couture.
J'en ai un vrai regret.
Voilà peut être la réponse (à défaut d'avoir le temps de suivre des cours) en plus du très ancien livre DMC légué par ma grand-mère :
29 septembre 2006
Je n'ai pas le compas dans l'oeil et malgré toutes les mesures prises et marques au mur, ben voilà ..
Les buvards ont été extraits "douloureusement" de la collection du papi de Lala la Boum avec promesse qu'ils ne seraient pas collés sur leur support. Lequel papi a déclaré, ma foi, que c'était quand même une bonne idée.
27 septembre 2006
"Les petites filles qui manifestent une forte nature instinctive souffrent souvent de bonne heure. Depuis qu'elles sont dans les langes, on leur dit qu'elles ne font pas ce qu'il faut, on les tient en laisse, on les muselle. Or, leur nature sauvage se révèle de bonne heure. Elles se montrent curieuses, inventives et se livrent à diverses excentricités bégnines qui, si on les laisse se développer, constitueront la base de leur créativité pour leur vie entière. Si l'on considère que la vie créatrice est la nourriture et la boisson de l'âme, on se rend compte du rôle critique que joue un tel développement.
En règle générale, elles connaissent un exil précoce sans en être responsable et les autres, par méchanceté, incompréhension ou ignorance, ne font qu'aggraver celui-ci. Dès lors, le soi fondamental de la psyché en souffre. Lorsque cela se produit, la petite fille commence à penser que l'image négative d'elle-même que lui renvoient sa famille et son entourage culturel est non seulement exacte, mais objective. Elle se considère comme faible, laide, inacceptable et cela va continuer, même si elle essaie de penser le contraire.
Une enfant va se voir bannie pour les raisons mêmes qu'illustre le Vilain Petit Canard. Au sein de nombreuses cultures, on attend de la petite fille qu'elle devienne un certain type de personne, agisse d'une certaine manière traditionnelle, ait une échelle de valeurs bien précise, sinon identique à celle de la famille, du moins fondée sur elle et censée ne pas faire tanguer le navire. Ces attentes sont extrêmement précises lorque l'un des parents, ou les deux, souffrent d'un désir d''enfant angélique", c'est à dire d'un enfant parfaitement conforme.
Dans leur fantasme, certains parent ont un enfant parfait, reflet de leur conception de l'existence. La petite fille, si elle se révèle sauvage, peut alors malheureusement être soumise aux tentatives répétées de chirurgie psychique de ses parents, car ils tentent de la refaire et par là même de modifier ce que son âme exige d'elle. Son âme a beau exiger de voir, son environnement culturel requiert l'aveuglement. Son âme a beau exiger de pouvoir dire sa vérité, on fait pression sur elle pour qu'elle garde le silence.
Ni l'âme de la petite fille, ni sa psyché ne peuvent s'en accomoder. Si l'on fait pression pour qu'elle soit "adéquate" - quelle que soit la définition que l'autorité donne à ce terme - l'enfant peut être conduite à s'enfuir, ou à se réfugier dans le monde souterrain, ou bien encore à se lancer dans une errance, à la recherche d'une terre nourricière, d'un lieu de paix."
Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés.
Un livre à offrir à toutes les femmes autour de soi. Absolument.
25 septembre 2006
Germaine Bouret
Je l'avais évoqué là (où je n'ai plus accès pour le moment),
voici une partie des cartes postales dénichées cet été dans une brocante en Provence.
Reste à trouver de jolis cadres puis à les accrocher dans la chambre de Lala la Boum.













